« Mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. »

CONTE

Un vieil homme chrétien, vivait dans une ferme dans les montagnes avec son petit fils.  Chaque matin, le grand-père se réveillait tôt pour lire sa Bible. Le petit fils voulait être comme son grand père, et essaya de l’imiter dans tous ses gestes.  Un jour, son petit-fils lui demanda : “Grand père! J’ai essayé de lire la Bible comme toi, mais je n’arrive pas à comprendre le sens des versets, et lorsque je comprends parfois, j’oublie aussitôt que je ferme le livre. Qu’est ce qu’on retire de bien lorsque nous lisons la Bible?

Le grand père silencieusement s’arrêta de mettre du charbon dans la corbeille et demanda à son petit fils :  “Prend cette corbeille jusqu’à la rivière et ramène là moi remplie d’eau“. Le garçon fit comme son grand père lui demanda, mais la corbeille se vidait d’eau avant qu’il ne revienne à la maison. Le grand père rit et dit : ” Tu devrais être plus rapide la prochaine fois”, et il renvoya son petit fils avec la corbeille pour essayer une deuxième fois. Cette fois-ci le jeune garçon couru, mais la corbeille se vida encore avant de retourner à la maison. Essoufflé, il dit à son grand père qu’il était impossible de ramener de l’eau dans une corbeille, et qu’il allait prendre un seau à sa place. Le grand papa lui dit : ” Je ne veux pas de l’eau dans un seau, mais dans une corbeille, c’est juste qu’il faut ressayer encore”, et il parti retenter sa chance. Le jeune garçon plongea encore la corbeille dans la rivière, couru, mais quand il arriva à la maison, la corbeille était encore vide. Essoufflé il dit à son grand père : ” t’as vu grand père, c’est inutile!”

Le vieil homme, regarda son petit fils et lui dit : ” Regardes la corbeille”.  Le jeune garçon regarda la corbeille et pour la première fois réalisa qu’elle était différente. Elle a été transformée d’une corbeille sale à une corbeille propre. “Mon fils, c’est la même chose quand tu lis la Bible. Il se peut que tu ne comprennes pas ou que tu ne te rappelles pas de tout, mais quand tu lis la Bible, c’est ton âme qui change..

 

« Mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ,

et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. »[1]

 

L’Écriture Sainte nous fait entrer dans la révélation de Dieu et de l’histoire du Salut. Par sa méditation nous contemplons l’œuvre de Créateur de Dieu toujours en action. Par sa contemplation nous comprenons l’Incarnation du Fils comme un renouvellement de l’humanité. C’est Lui qui vient nous Sauver, et nous apprendre à être toujours ajusté à la volonté du Père. A travers l’intelligence des Écritures nous saisissons l’action de l’Esprit Saint, Il nous amène à la joie de la communion à travers la profusion de ses manifestations. « La Bible ne peut pas être seulement le patrimoine de quelques-uns et encore moins une collection de livres pour quelques privilégiés. Elle appartient, avant tout, au peuple convoqué pour l’écouter et se reconnaître dans cette Parole. »[2]. L’Écriture est au centre de notre vie de foi, et nourrit notre espérance pour nous rappeler l’impératif de la charité.  C’est pourquoi le Pape François nous invite à solenniser sa place dans la communauté ecclésiale d’une façon tout à fait particulière. « J’établis donc que le IIIeDimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu »[3]Et cette année il s’agit du Dimanche 26 janvier.

 

Il nous faut témoigner de cette joie de croire dans l’accueil des Écritures et en même temps de la transformation de notre vie à la lumière des Évangiles. Or le Verbe de Dieu nous apprend à suivre le chemin de vie, et nous invite à le suivre dans la vérité de l’amour et non dans l’émotion de l’instant qui devient feu de paille dans notre histoire s’il ne s’enracine pas dans la bonne terre. « Le lien entre l’Écriture Sainte et la foi des croyants est profond. Puisque la foi provient de l’écoute et que l’écoute est centrée sur la parole du Christ[4], l’invitation qui en découle est l’urgence et l’importance que les croyants doivent réserver à l’écoute de la Parole du Seigneur, tant dans l’action liturgique que dans la prière et la réflexion personnelle » »[5]Le thème de la fraternité que nous essayons de vivre cette année dans la paroisse en lien avec une pastorale de la bienveillance nous appelle à la disponibilité face à l’impromptu. C’est-à-dire être à l’Ecoute de l’Esprit Saint. La proposition de nous réunir après la messe du 26 Janvier  pour réaliser ce temps de méditation et d’accueil des Écritures doit être, aussi, pour nous un temps missionnaire.

 

         Il nous faut travailler à faire vivre l’Esprit Saint dans notre vie et à accepter le don dans notre cœur afin de laisser la Parole de Dieu nous labourer dans tout notre être[6], nous ensemencer d’espérance du salut, nous faire germer dans la fidélité  de la foi et nous féconder pour porter les fruits de la charité caractéristique de tout missionnaire du Christ. « C’est l’amour qui comprend, protège, sert de rempart au faible, qui nous rend grands. »[7]Que ce mois de la Parole de Dieu dans cette nouvelle année civile soit le déploiement de l’amour de Dieu dans nos vies et auprès de nos frères.« Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité. »[8]

 

Père Greg. BELLUT

Curé modérateur – St Charles Borromée

 

 

[1]1 JN 3, 23

[2]&4 Aperuit Illis

[3]&3 Aperuit Illis

[4]cf. Rm10, 17

[5]&7 Apperuit Illis

[6]Comprendre corps et âme

[7]&97 Amoris Laetitia

[8]1 Jn 3,18

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