2019. Lettre de Pâques 2/2

 

« Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas, des narines et ne sentent pas »[i]

 

            La déconstruction de la Parole[ii]entraine une forme d’instrumentalisation de la réalité vécue. Cela tourne parfois  à une tyrannie de l’expression, par une idéologie poussive. Au début, il faut être moderne pour ouvrir le débat, et le terminer en étant sectaire et en refusant l’autre dans son expression au nom même d’une position hasardeuse mais légiférée. Ainsi est appelée extrême toute formulation qui va à l’encontre d’une pensée unique et qui s’est affirmée comme seule permise. Le délit d’entrave sur l’avortement  est d’ailleurs symptomatique de cette forme de despotisme qui empêche la contestation au nom même d’un droit pour tous. Il  s’agit simplement de punir les opposants en ne classifiant les fausses informations que sur le versant négatif. D’autres lois sur la « trans-phobie » par exemple empêchent une expression sereine de ces comportements sur des normes objectives tant psychiques que morales ou en tout cas un questionnement. 

 

Sous prétexte de rejeter des attitudes inadaptées et violentes, la loi ajoute une autre violence qui est l’interdit de l’expression même d’une autre forme de paroles relativisant la norme. « Cette vision de la liberté humaine, privée de l’indissociable référence à la vérité, est une des expressions « de ce relativisme qui, ne reconnaissant rien comme définitif, adopte comme ultime et seule mesure le moi avec ses désirs, et sous l’apparence de la liberté, devient pour chacun une prison » »[iii]C’est ainsi qu’est instrumentalisée l’information pour mieux assoir une domination culturelle exempte de morale, et ouvertement christianophobe. Frigide barjot l’a expérimenté lors d’un sketch, où elle devait jouer une religieuse courtement vêtue… elle chercha un habit de religieuse et n’en trouvant pas, jeta son dévolu sur une burqa. Et là… surprise, la production refuse que l’on puisse se moquer de ce vêtement et de cette religion. Cela interrogea l’humoriste sur l’injustice d’une telle position. Elle vécut alors une conversion dans le christianisme et fut à la pointe d’un refus du clivage de la société à travers la manif pour tous entrainant des millions de français dans la rue.

 

Notre vie doit être sous le regard de Dieu et dans la relation au frère, et non dans l’instrumentalisation des événements et la reformulation qui dénature les mots, tel qu’à commencer le serpent au jardin d’Eden. Le travestissement du sens est de l’ordre du péché parce que la vérité retirée de l’amour conduit à l’esclavage des sens désordonnés. Il en va de même dans les raisonnements de l’absurde, comme 7 maris pour une femme, avec la question posée à la résurrection des morts. Réfuter un argument en biaisant la situation pour la rendre inextricable, et dans une mauvaise compréhension apparait peu constructif.

La reine des vertus.

 

 Retenons que la construction spirituelle du corps du Christ se vit dans l’amour et pour nous catholiques, a comme signe le don de l’Eucharistie, corps et sang. Cette même signification du corps que nous avons à vivre dans le don de soi-même, comme participation à l’action de Dieu dans la création. Vivre sous le regard de Dieu signifie donc de réfuter toutes faussetés dans nos vies, et mettre la pleine lumière dans toutes les circonstances vécues. Notre corps est fait pour la louange à Dieu et vient de notre vocation et de notre responsabilité de Fils.

 

L’Esprit Saint est là pour nous aider à remplir notre vocation propre, parce qu’il nous aide à la pratique de l’amour dans la vie du quotidien dans cette unité de notre temps où tout est sous le regard du Tout Puissant. Cela implique d’utiliser la reine des vertus qu’est la Prudence. « La prudence est indispensable au sujet moral à cause de la souplesse que requiert l’adaptation des principes moraux universels à la diversité des situations. Mais cette souplesse n’autorise pas à voir dans la prudence une sorte de sens du compromis facile eu égard aux valeurs morales. Bien au contraire, c’est à travers les décisions de la prudence que s’expriment pour un sujet les exigences concrètes de la vérité morale. La prudence est un passage nécessaire pour l’obligation morale authentique. »[iv]Il s’agit d’affirmer son positionnement de manière à ce qu’il puisse être entendu et non pas de façon péremptoire sans en peser les conséquences. Le débat bioéthique d’ailleurs ne peut affirmer des positionnements qui vont à l’encontre des principes de la vie et de la dignité de l’homme quand bien même cela est fait au nom d’un individualisme pleinement assumé et tout aussi pleinement mortifère. Par l’Esprit Saint nous vivons l’unité de notre nature humaine, corps et âme, et aspirons à ce désir de Dieu pour l’éternité dans l’intégrité de ce que nous sommes.

 

Vouloir la communion en Dieu nous appelle à vivre comme des artisans de paix, dans l’humble limite de ce que nous sommes, pour acquérir l’éternel amour qui nous as créés et continue de nous façonner jusqu’à la ressemblance à Dieu. A travers la relation fraternelle nous devons dénoncer l’instrumentalisation. Toutes les formes possessives et aliénantes ayant comme conséquence de cliver la relation en enfermant l’autre, fracturer la relation avec le frère en y mettant des frontières idéologiques et refuser la prise de parole de ceux qui n’ont pas la même pensée, ou en la dénigrant et la réduisant à l’insignifiance.

 

La question qui peut alors se poser est la suivante : Comment faire un bout de route ensemble dans l’écoute et le partage ? La réponse se vit d’abord dans la relation, puisque l’amour nous ouvre à la relation. Point d’amour tourné sur soi même, ou une fusion absorption qui en oublie l’altérité et préempte notre personnalité. « La prudence est la  » droite règle de l’action « , …. Elle ne se confond ni avec la timidité ou la peur, ni avec la duplicité ou la dissimulation. …elle conduit les autres vertus en leur indiquant règle et mesure. C’est la prudence qui guide immédiatement le jugement de conscience. L’homme prudent décide et ordonne sa conduite suivant ce jugement. Grâce à cette vertu, nous appliquons sans erreur les principes moraux aux cas particuliers et nous surmontons les doutes sur le bien à accomplir et le mal à éviter. »[v]Avec la présence de Jésus au milieu de nous et une lecture méditative de la Parole de Dieu, nous nous ouvrons à l’intelligence de la foi, à la contemplation de la sagesse de Dieu dans sa création. Ainsi nous nous mettons au service de nos frères dans la logique de l’amour où le don de soi amène à être attentif à Dieu et à toute sa Création.

 

Oui, notre façon d’être et d’agir demande une transformation par la Parole et de rayonner de l’amour, ce qui demande attention et prudence pour ne pas asséner les quatre vérités sans souci de l’autre, ni entrer dans un sentimentalisme de bon aloi mais qui dénature même la relation. « La spécificité morale des actes, c’est-à-dire de leur bonté ou de leur malice, serait exclusivement déterminée par la fidélité de la personne aux valeurs les plus hautes de la charité et de la prudence, sans que cette fidélité soit nécessairement incompatible avec des choix contraires à certains préceptes moraux particuliers »[vi]La radicalité de l’amour demande toujours d’être disponibles pour rendre compte de notre foi et refuser certaines positions en rappelant notre foi et sans pour autant manquer de prudence lorsque nous sommes tenus de les annoncer. C’est faire la distinction entre l’apologie du Christ au nom de notre foi, et un prosélytisme qui ne respecte pas la liberté de l’autre.

L’amour de Dieu vécu dans le don de l’Esprit Saint

Il nous faut vivre le radicalisme de la foi dans l’humilité de l’amour et la douceur de l’espérance du salut. « Un engagement pastoral faisant plus encore appel à la générosité, à l’intelligence et à la prudence, selon l’exemple du Bon Pasteur, est nécessaire à l’égard des familles qui, souvent indépendamment de leur propre volonté ou sous le coup d’autres exigences de nature diverse, se trouvent devoir affronter des situations objectivement difficiles. »[vii] »« Que devons-nous faire » devient alors « comment comprendre la parole de Dieu dans la réalité à vivre aujourd’hui ».Cela impacte tous les espaces de nos choix de vie tant dans le quotidien que dans la recherche du bien commun, de la gestion économique comme de la fragilité migratoire et l’intégration culturelle. Ce qui touche la première cellule de l’Eglise qu’est la famille, impacte aussi la vie de l’Eglise et le contre témoignage montre l’éloignement avec la recherche du sens premier de Dieu et du radicalisme de notre foi jusqu’au don de soi. « Or, dans le radicalisme évangélique et pour le manifester, il y a toute une floraison de nombreuses vertus et exigences morales qui sont décisives pour la vie pastorale et spirituelle du prêtre. Citons par exemple la foi, l’humilité en face du mystère de Dieu, la miséricorde, la prudence. »[viii]Combien de fois dans l’analyse des cas, et des informations tronquées que nous avons à notre portée, nous pouvons manquer de prudence, nous laisser instrumentaliser, et refuser la miséricorde comme si l’amour n’était qu’une question de choix, et non pas une identité première de notre foi. La vie de sainteté du pasteur à sa brebis doit tendre vers le bon sens des fidèles, car ils cherchent Dieu, le désir et Lui se laissent trouver, car le premier Il nous a aimés. « Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve »[ix]

Le Christ Jésus en a été l’exemple parfait, mais nous sommes des fils, et donc devons exercer nos propres choix, nos propres libertés pour vivre cette adoption plénière, malgré le péché originel et l’appétence à mal choisir.« l’amour inconditionnel du Seigneur est possible parce que le Ressuscité partage sa vie puissante avec nos vies fragiles : « Son amour n’a pas de limites et, une fois donné, il ne recule jamais. »[x].Nous sommes appelés à la sainteté par grâce et l’Esprit Saint est là pour unifier notre être et nous conduire sur le chemin du salut dans l’imitation du Fils afin d’être entièrement confiants dans la volonté du Père. « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné »[xi]Celui-ci nous donne les dons nécessaires à notre sanctification pour nous faire avancer sur le chemin du salut. Il ouvre la voie de l’unité à Dieu qui est de tout donner pour sa plus grande gloire. Lui qui est à l’origine de tout.

              

Nous sommes l’offrande de nous-mêmes dans un sacrifice vivant et saint capable de plaire à Dieu lorsque nous laissons la Parole résonner pleinement dans tout notre être.C’est ainsi que nous devons vivre notre foi en nous laissant transformer dans le quotidien, par des actes qui prennent leur source à travers une relation vivante à Dieu.  « La connaissance de la Loi de Dieu est certes généralement nécessaire, mais elle n’est pas suffisante : il est indispensable qu’il existe une sorte de «connaturalité » entre l’homme et le bien véritable[xii]. Une telle connaturalité s’enracine et se développe dans les dispositions vertueuses de l’homme lui-même : la prudence et les autres vertus cardinales, et d’abord les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité. C’est en ce sens que Jésus a dit : « Celui qui fait la vérité vient à la lumière » »[xiii]Vivre l’amour de Dieu demande un témoignage qui se vérifie dans nos actes. Quels que soient nos dysfonctionnements, lorsque nous témoignons de l’amour, beaucoup nous est pardonné, lorsque nous vivons le pardon, beaucoup est rétabli, lorsque nous sommes dans l’humble service, tout passe. Nous avons juste à opérer des choix dans une liberté de qualité où le bonheur nous est promis. « Tout choix implique toujours une référence de la volonté délibérée aux biens et aux maux présentés par la loi naturelle comme des biens à rechercher et des maux à éviter. Si l’on considère les préceptes moraux positifs, la prudence doit toujours vérifier leur pertinence dans une situation déterminée, en tenant compte, par exemple, d’autres devoirs peut-être plus importants ou plus urgents »[xiv]Dans le discernement que nous avons à vivre, surtout dans les choix de la cité, la relation à l’autre, et notre vie, la recherche d’une liberté de qualité – d’un meilleur bien redonne sens à tout ce que nous faisons.

 

Le refus de la recherche du bien pour d’autres intérêts est perversion de nos choix. Il ne s’agit donc pas de se cantonner à des règles à suivre, ou énumérer des cas pour connaitre la frontière à franchir, mais former sa conscience pour choisir Dieu en toute chose. Les formations proposées par l’Eglise à travers le diocèse, la paroisse, les mouvements, ou d’autres supports, amènent à une connaissance qui nous rend de plus en plus libres.  « La morale ne peut donc se contenter de produire des normes. Elle doit aussi favoriser la formation du sujet pour qu’engagé dans l’action il soit capable d’adapter les préceptes universels de la loi naturelle aux conditions concrètes de l’existence dans des contextes culturels divers. Cette capacité est assurée par les vertus morales, particulièrement par la prudence qui intègre la singularité pour diriger l’action concrète. »[xv]Le Christ nous le rappelle dans les Ecritures avec véhémence, nous ne pouvons pas nous enfermer dans des lois pour régir notre vie, mais bien dans la pulsation de l’amour trouver le bon rythme pour découvrir la vérité de ce que nous avons à vivre. L’amour est vérité sur soi, vérité sur Dieu, vérité dans la relation au frère. Cela demande la lumière de la connaissance à travers la prière – relation à Dieu, la lecture de la Parole – dialogue avec Dieu, le service de la charité fraternelle – réalité de Dieu dans le monde à travers le témoignage.

L’instrumentalisation de l’information

 

Nous avons parfois affaire à une instrumentalisation des faits qui nous font confondre la victime et le bourreau. D’autant plus qu’on surajoute d’autres argumentations complètement hors propos, ou pour démasquer une posture peu adéquate. Oser parler de l’esclavage en oubliant l’esclavage arabo-musulman qui a duré dès le VIIIème siècle et s’est terminé vers le XIXème siècle dans le bassin méditerranéen, et la fin de l’empire ottoman est une réécriture de l’histoire. Ne parler de colonisation qu’en termes négatifs, sans y voir les aspects positifs que cela a eus est une désinformation criante. « .. tout en reconnaissant les méfaits d’un certain colonialisme et de ses séquelles, il faut en même temps rendre hommage aux qualités et aux réalisations des colonisateurs qui, en tant de régions déshéritées, ont apporté leur science et leur technique et laissé des fruits heureux de leur présence. »[xvi]Même si une fois encore, il faut le répéter rien ne peut justifier, ne fusse que pour une seule personne, la négation de la dignité humaine. La vertu de prudence nous apprendra à prendre un certain recul pour ne pas se laisser instrumentaliser par l’air du temps, mais à vouloir faire une recherche de vérité afin d’entreprendre un discernement libératoire. Car la vérité nous rendra libres, et pourra nous servir dans l’histoire des relations humains à rester prudents sur les situations, à démasquer les impostures, et à valoriser tout ce qui touche au respect de la vie et à la dignité humaine.

 

Aujourd’hui, l’apport d’images, et notamment de vidéos qui ne font apparaitre que des moments précis amène à nous positionner, sans toujours le recul nécessaire et la réflexion première à mener sur l’historique. L’image projette dans l’immédiateté, or nous sommes des êtres doués de raison appelés à utiliser notre intelligence pour reconnaitre les situations, sans y mêler l’affectif de manière désordonnée. Notre responsabilité de baptisés est pleinement engagée pour ne pas nous laisser aller dans le sensationnel mais être dans une recherche de l’amour de Dieu à travers la vérité de la relation humaine. C’est pourquoi nous devons garder la vertu de prudence face à l’afflux des informations et trouver le temps nécessaire au discernement, afin de ne pas nous laisser instrumentaliser.

 

Aucune information n’est objective, elle est située dans le temps et la culture, et passe à travers le prisme des regards de ceux qui nous la communiquent. En un exemple concret, on peut comprendre qu’entre le moment où le grand rabbin de Rome a félicité l’entraide de Pie XII et de l’Eglise avec la communauté juive en 1945, et la pièce de théâtre de 1963 appelée « le vicaire », jetant une ombre tenace sur une forme de silence de l’Eglise, l’information transmise et la relecture historique a objectivement été biaisée. L’apport de la culture amène à une certaine critique libre de toute raison au nom même de la création, détruisant l’harmonie pour instaurer l’anarchie. Toutes les pièces de théâtre, et tous les films ne sont pas forcément bons pour l’âme et la relation fraternelle.

 

Nous devons nous questionner sur l’aspect utilitaire de l’information et les circonstances dans lesquelles elle tombe. Je suis toujours attentif aux informations lorsqu’on commence à ressortir des dossiers d’un homme de parti ,et, souvent, tombent en concomitance des dossiers plus récents de l’autre parti, comme un mécanisme de contre feu. Le temps fait partie du discernement et nous ne pouvons pas opposer les comportements délictueux en les relativisant. Chaque comportement est un mal en soi, une faute pour la démocratie et une déchirure dans le contrat du bien commun. L’instrumentalisation de l’information a bien été compris, notamment par Hitler qui a créé un ministère de la propagande et le livrant à Goebbels. L’information ainsi réécrite ouvrait à une négation des faits pourtant bien tenaces et si réels.

 

La pédophilie et l’agencement de l’information

 

Aujourd’hui les scandales qui touchent l’Eglise à travers la crise de la pédophilie et d’autre part, l’abus des religieuses doit aussi poser question dans l’agencement des révélations. Cela n’excuse en rien les faits. Mais l’insistance qui est faite systématiquement sur un aspect de la pédophilie peut poser question. Que 80 % des cas de pédophilie se situent dans les familles, et que moins de 1 % touchent l’Eglise n’est pas une consolation comme le rappelait le Pape Benoit XVI lors de son voyage apostolique en Irlande. « En réalité, comme de nombreuses personnes dans votre pays l’ont observé, le problème de l’abus des mineurs n’est pas propre à l’Irlande, ni à l’Eglise. Toutefois, le devoir qui se présente désormais à vous est celui d’affronter le problème des abus qui ont lieu au sein de la communauté catholique irlandaise et de le faire avec courage et détermination. Personne ne peut imaginer que cette situation douloureuse sera résolue dans de brefs délais. Des progrès positifs ont été accomplis, mais il reste encore beaucoup à faire. La persévérance et la prière sont nécessaires, ainsi qu’une grande confiance dans la force de guérison de la grâce de Dieu. »[xvii]Et nous ne pouvons pas relativiser les choses ni porter tout le poids du monde. Que toutes les religions judéo-chrétiennes d’une part et les autres religions soient également touchées, n’en fait pas moins que cela reste un scandale. On ne peut que s’interroger sur l’insistance dans une société médiatique facilement christianophobe, avec des journaux chrétiens qui jouent aux idiots utiles, sur la crise que traverse l’Eglise et le silence dénoncé, qui est aussi un silence des victimes pendant plusieurs années, et des familles. Mais là encore cela ne répond pas à la douleur des victimes, ni au contre témoignage manifeste et à la conversion demandée à chacun.

 

En effet les scandales révélés dans l’Eglise , montrent en fait un dysfonctionnement dans notre communion en ne sachant plus vivre la relation fraternelle en vérité. Cela ne touche pas seulement les victimes et les bourreaux, mais toute la communauté croyante, qui doit vivre une dimension de la fraternité respectant chacun et en même temps discernant dans la prière, et la relation fraternelle ce qui est adapté de ce qui ne l’est pas, sans recourir à une chasse aux sorcières, ni intenter des procès d’intention, et encore moins instrumentaliser des cellules d’écoute en tribunal révolutionnaire ou en chambre idéologique. La vertu de prudence n’est pas un vain mot, mais demande un vrai travail intérieur. De plus, comme le rappelle le Pape émérite Benoit XVI, une mauvaise compréhension de la liberté a développé une mentalité de permissivité qui a pris des proportions assez inquiétantes. « Parmi les libertés pour lesquelles la Révolution de 1968 cherchait à se battre figurait cette liberté sexuelle totale, une liberté qui ne reconnaissait plus aucune norme »[xviii]Certes les problèmes de pédophilie ont toujours existé, mais il y a bien eu aussi des influences qui ont plus ou moins développé la tendance ou rendu permissibles de tels comportements. Lorsque nous changeons les normes, viennent les perversions. La norme n’est-elle que d’un point vue pathologique ou n’a telle pas un fondement moral. Le sens du bien en Dieu et la recherche du bonheur n’est-elle pas d’abord un lieu de liberté, avant d’être un arbre d’interdit. Curieux de transformer la fécondité luxuriante des fruits de tout un jardin en un arbre situé en son milieu et fondateur de notre apprentissage d’autonomie. Nous ne pouvons pas restreindre les normes morales à un temps culturel, ni appeler moderne tout ce qui va dans une déconstruction de toute parole. La norme morale avant d’être parfois une pathologie du corps ou du psychisme est d’abord une pathologie spirituelle, parce qu’elle nous coupe de cette communion à Dieu et s’appelle le péché.

 

Loin de vouloir résoudre la grosse question de la pédophilie, d’autant plus que l’article « de la sidération à l’action devant les abus sexuels dans l’Eglise » de Mgr Éric de Moulins-Beaufort aborde adroitement la question je voudrais dans l’angle de l’instrumentalisation des affaires m’interroger sur la concomitance entre les débats éthiques et la recrudescence de sortie de dossiers parfois vieux de plus d’un demi-siècle. Qu’il y ait eu des comportements inadaptés et scandaleux n’enlève rien à la vérité de l’Evangile ni au témoignage de foi que nous devons rendre aujourd’hui. Le comportement destructeur de certains clercs ne justifie pas l’errance des normes et l’individualisation à outrance dans le domaine éthique, fracturant la société dans une vision inégalitaire complète dans les attentes. Sur la GPA, il est visible que ce sont des gens qui ont besoin d’argent et qui vendent leur corps, et de l’autre côté, d’autres gens avec des moyens financiers importants pour y accéder. On ne peut renvoyer la parole de l’Eglise sous prétexte qu’il y a des problèmes d’abus, elle reste experte en humanité, lors de sa longue tradition apostolique, et ne peut certainement pas être marginalisée par ceux qui vivent les mêmes problématiques, tant dans le sport que l’éducation nationale, ou des problématiques tout aussi préoccupantes pour la dignité de l’homme dans l’arrêt de soins ou la marchandisation du corps. On peut instrumentaliser l’information, mais cela n’empêchera pas la vérité de jaillir, quand bien même il s’agirait d’une voix à travers le désert des cœurs repliés sur eux-mêmes.

Le bien commun une réalité de l’amour prolongé dans le témoignage

            Les questions sur la vie en société tournent autour  du bien commun, une dimension du bien moral vécu dans une société précise, à travers une culture et les réalités des relations humaines. La transformation de notre vie à travers la Parole du Christ reçue et intégrée dans notre vie amène à se situer sur les repères de la liberté retrouvée en Christ, l’amour qui se prolonge dans la vérité, et la paix comme lieu de fidélité à la parole et de juste échange avec le prochain. Nous avons à vivre un témoignage concret en voulant protéger ce bien commun et le partager comme lieu de rencontre de notre humanité apaisée. C’est refuser toute instrumentalisation idéologique à travers des théorises fumeuses sur l’altérité, ou une réécriture de l’histoire. Le bien commun d’ailleurs comporte trois axes essentiels :

  • Le respect de la personne, or l’instrumentalisation justement attaque la dignité de la personne en réduisant à des aspects particuliers et individualistes, le fondement d’une relation qui devrait ouvrir aux autres.
  • Le bien-être social et le développement de la communauté culturelle fondée sur son histoire et ouverte à l’inconnu. Ce qui permet de dissocier par exemplel’étranger que l’on doit accueillir ,de l’assaillant qui veut imposer sa culture et son histoire et refuse l’intégration au nom de son identité culturelle.
  • La paix comme lieu de fidélité dans le temps et de bonheur à partager dans la stabilité. La recherche de la paix n’est ni de la lâcheté, ni même un déni, mais au contraire, une force à maintenir pour dénoncer ce qui est injuste, redire ce qui est contre la dignité de l’homme, et trouver un lieu de rencontre et de dialogue avec le prochain. C’est un respect de l’autorité et en même temps un souci des divers intérêts particuliers pour trouver un terrain d’entente qui ne soit ni compromission ni démission.

 

Ce témoignage à travers la recherche du bien commun dans une relation apaisée au frère ,est précurseur de cette fraternité que nous retrouverons au ciel avec nos corps glorieux. « Par leur sagesse, leur générosité et parfois leur héroïsme, des hommes et des femmes témoignent en acte de ces valeurs éthiques communes. »[xix]Ils entrent dans la gloire de Dieu à travers la sainteté, c’est-à-dire la communion vécue dans le don de leur vie au service des autres et répondant ainsi au souffle de l’Esprit Saint qui n’a pas cessé de les conduire tout au long de leur vie. A la recherche du bien commun dans la communauté humaine, pour venir adorer le Bien d’Amour dans la communauté du ciel. Nous ne sommes pas une voix parmi les autres mais le sel de la terre, et nous portons la lumière au monde afin qu’à travers la révélation du Christ Sauveur, chacun puisse vivre une relation fraternelle dans la construction d’une civilisation de l’amour. « Notre conviction de foi est que le Christ révèle la plénitude de l’humain en l’accomplissant dans sa personne. Mais cette révélation, pour spécifique qu’elle soit, rejoint et confirme des éléments déjà présents dans la pensée rationnelle des sagesses de l’humanité »[xx]La loi naturelle ne demande pas la foi, mais démonte toute forme d’instrumentalisation pour remettre dans une logique de la raison, en y découvrant la vérité, en rétablissant la liberté et en prenant la réalité du temps dans la fidélité de nos choix qui demandent la justice.

 

Politiquement correct

 

Une instrumentalisation peut s’opérer par le vote dit démocratique. Un pays d’Amérique du sud décide de faire un vote pour légaliser l’avortement, et le scrutin se révèle négatif. Tout de suite on parle d’un retour aux urnes, comme s’il fallait voter pour justifier d’une position. Le problème ici ne porte pas sur l’avortement, mais sur la validation du vote, qui s’il n’est pas opérant pour la pensée permissive devient une régression et doit repasser par les scrutins. Mais une fois obtenue, on n’autorise plus de retour en arrière au nom d’une volonté clairement affichée. Bref, tout marche dans un sens, mais démontre là encore une forme de tyrannie par l’obtention des voix, instrumentalisée par l’émotion. Dans la foi ne devons-nous pas être attentifs à la volonté de Dieu dans la prière, dans la juste relation au frère, et la liberté de notre conscience ?

 

Pour qui votons nous ? Il nous faut vraiment distinguer les votes et les enjeux. Ce qui est vrai pour les municipales où l’on vote pour quelqu’un que l’on connait, presque indifféremment des listes de partis (sauf pour les grosses villes), l’est moins pour les députés, et tous les autres appels à se positionner, où le programme du parti, à bon escient d’ailleurs est épluché afin de choisir en conscience. Même si parfois, je reconnais qu’il y a un marché de dupes entre les promesses électorales et les réalisations politiques (c’est un euphémisme de le dire ainsi), néanmoins, dans la foi nous nous positionnons sur ce qui nous parait le plus juste, respectant la dignité de l’homme, le bien commun, et promouvant la paix. Toutefois nous ne pouvons pas voter pour un parti parce que nous avons toujours fait comme ça. Il nous faut réfléchir dans la progression de l’intelligence de la foi, et au vu du programme proposé, à valoriser ce qui promeut la vie, respecte l’autre dans son intégrité, et sans sectoriser sur des points précis en niant les autres. Comme le rappelait le pape Benoit XVI aux américains (USA), nous ne pouvons pas voter sur le seul critère de pour ou contre l’avortement, alors que celui qui est contre en disjoignant du discours va t’en guerre de celui qui est contre l’avortement (je schématise volontairement le propos). Nous pouvons actualiser le propos dans l’hexagone en votant pour telle personne parce qu’elle délivre facilement les papiers pour l’immigration sans tenir compte du programme bioéthique ,et d’une inégalité citoyenne objective que cela va créer. Toutes les valeurs n’ont pas la même importance, et le discernement doit se faire en fonction du bien commun et non d’intérêts personnels ou d’idéalisation irresponsable.

 

 Lorsque nous choisissons de glisser un bulletin de vote dans l’urne nous devons nous positionner sur l’ensemble du programme. Refuser de se positionner parce qu’un aspect du programme heurte notre foi, alors que le programme d’a côté a plusieurs aspects qui dénigrent l’égalité de tout homme est plus que problématique. Le Pape Grégoire le Grand rappelle que dans certaines situations, on ne choisit pas forcément ce qui est bien mais qu’il nous faut aller dans le moindre mal.  Sur l’Europe, nous devons avoir un positionnement bioéthique clair. Voulons-nous la légalisation de l’esclavage de la GPA ? Peut-on vraiment vouloir retourner à l’intérieur des nations sans un partage nécessaire d’une culture commune ? Acceptons nous de sortir des ornières absolutistes d’un c’est moi ou le chaos ? Voulons-nous d’une politique à l’échelle de l’Europe qui respecte chacun dans ses positions et en même temps promeuvent la culture du dialogue, de la dignité humaine et du respect de la vie et d’un bien commun ouvert à la réalité économique ? Beaucoup de décisions nationales viennent d’un vote européen et d’instances telles que la CEDH qui ne peut plus être disjointe de l’union européenne, et a des prises de position de plus en plus problématiques. Le vote pour l’Europe implique de revoir un ajustement avec cette cour qui siège également à Strasbourg.

 

Ne passons pas du politiquement correct au théologiquement correct, prisonnier du paraitre. « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » ne doit pas nous empêcher de prendre position sans jouer les révolutionnaires dans un clivage violent ni collaborer dans un légitimisme par lâcheté. « en s’appuyant de façon trompeuse sur la valeur de la tolérance, on demande à une bonne partie des citoyens – et notamment aux catholiques – de renoncer à participer à la vie sociale et politique de leur pays selon la conception de la personne et du bien commun qu’ils pensent humainement vraie et juste, qui serait à mettre en œuvre par les moyens licites que le système juridique démocratique met de façon égale à la disposition de tous les membres de la communauté politique. »[xxi]Le courage de notre témoignage sera de redire la vérité de la foi qui demande certes l’amour mais la liberté de l’annoncer en artisan de paix. La lumière du Christ éclaire toutes les noirceurs humaines pour démasquer ce qui n’est pas conforme à la volonté de Dieu. L’indifférence n’est pas possible face aux questions de la société, car elle serait le signal d’une fuite inexcusable. Il nous faut rappeler l’unité de la vie chrétienne, et la cohérence entre la foi et nos actes de tous les jours, nos façons d’être et de vivre, de témoigner de la joie de l’Evangile dans notre culture, à travers nos mots et nos chants. L’Esprit de l’Evangile ne nous éloigne aucunement des tâches terrestres, et ce qui est critiqué par le Christ dans l’attitude de Marthe[xxii]ce n’est pas son travail, mais bien son activisme qui n’est pas ajusté à ce qu’elle doit vivre dans le moment présent. Annoncer la civilisation de l’amour demande bien un travail de tous les jours, dans la raison, la sauvegarde de la liberté et l’acceptation de la réalité de l’autre dans la recherche du bien commun. « Puissent les fidèles être désireux de pouvoir «mener toutes leurs activités terrestres en unissant dans une vivante synthèse tous les efforts humains, familiaux, professionnels, scientifiques ou techniques, et les valeurs religieuses, sous la haute ordonnance desquelles tout est coordonné à la gloire de Dieu». »[xxiii]

Synthèse

 

Notre liberté demande la possibilité de discerner sans trop nous faire instrumentaliser. Il est sûr que tous nos choix impliquent des influences, mais encore faut-il les reconnaitre et prendre la distance nécessaire pour poser des actes où nous aurons la paix du cœur. « Voici en quoi les vrais chrétiens des distinguent de tout le genre humain et quelle est la grande différence qui les en sépare ; ils ont toujours l’intellect et l’intelligence appliqués à des pensées célestes et, grâce à la communion et à la participation à l’Esprit Saint ils contemplent les biens éternels » La prière et la méditation des Ecritures est le plus sûr moyen de faire un choix serein. Mais la relecture des programmes dans le temps, et les différentes analyses que nous donne l’histoire, nous invitent à refonder le choix sur une connaissance qui éclaire notre raison.

 

Nous vivons en société, et il nous faut savoir interagir pour établir un monde plus juste qui s’autorégule selon les meilleures règles que nous pouvons adopter. Mais entre le désir et la réalité il y a l’espace de notre histoire. « L’opinion publique est … essentielle au bon fonctionnement de la vie démocratique et il est important qu’elle soit éclairée et informée de manière compétente et honnête. Tel est rôle des mass medias qui contribuent ainsi grandement au bien commun de la société du moment qu’ils ne cherchent pas à manipuler l’opinion en faveur d’intérêts particuliers. » [xxiv]Sur plusieurs sujets de société, notamment en bioéthique, et sur les comportements sexuels, nous sommes mis devant des situations extrêmes, impliquant l’émotion avant d’y laisser résonner l’intelligence et la raison. Notre vie de foi nous différencie de nos frères qui n’ont pas la connaissance de Jésus. Nous savons que nous devons utiliser notre volonté pour un meilleur bien, l’étudier avec l’intelligence pour connaitre toutes les conséquences, et une fidélité à notre histoire pour faire mémoire et ainsi orienter de manière ajustée notre décision. N’ayons pas peur d’exprimer nos choix, même si nous ne pensons pas qu’ils soient les meilleurs, l’important est d’éviter le pire. « L’homme est quelquefois affronté à des situations qui rendent le jugement moral moins assuré et la décision difficile. Mais il doit toujours rechercher ce qui est juste et bon et discerner la volonté de Dieu exprimée dans la loi divine. »[xxv]

 

            J’ai conscience que cette lettre pastorale interroge beaucoup, et ouvre à plusieurs interprétations. Le but n’est pas d’afficher une opinion mais bien de proposer une réflexion à travers l’intelligence de notre foi, et d’amener chacun dans sa conscience propre, dans la recherche de la vérité de l’Evangile, à la prolonger dans la prière, la méditation, le travail intellectuel et l’action. Oui, proposons un témoignage de Fils de lumière. Chacun selon son charisme propre et dans une universalité qui n’empêche pas la communion mais qui n’est pas non plus uniformité de pensée. Notre unité se fait en Christ, et notre regard toujours tourné vers Lui, nous entrons en dialogue avec nos frères, et le monde pour répandre la vérité de l’amour dans l’apologie de la foi et le zèle missionnaire. « il s’agit d’encourager nos frères dans la mission d’évangélisateurs pour que, en ces temps d’incertitude et de désarroi, ils l’accomplissent avec toujours plus d’amour, de zèle et de joie »[xxvi]

 

Notre devoir baptismal premier est d’annoncer la Parole que nous vivons. « Dans tous les cas, évangéliser ne signifie pas seulement enseigner une doctrine mais plutôt annoncer Jésus Christ par la parole et par les actes, c’est-à-dire se faire instrument de sa présence et de son action dans le monde. »[xxvii]Trop de fois nous avons laissé notre vocation dans la sphère privée ou nous avons manqué de présence à nous mêmes pour répondre au souffle de l’Esprit Saint .Quelles que soient les situations, nous avons toujours à dire notre joie de croire et comment la rencontre de Jésus a transformé notre vie et changé notre cœur. Certes nous avons à l’annoncer dans l’humilité du cœur et la douceur de l’esprit en artisans de paix, mais en même temps pour aider à trouver une meilleur liberté « Dieu a donné aux hommes l’intelligence et la volonté, pour qu’ils puissent le chercher librement, le connaître et l’aimer. C’est pourquoi la liberté humaine est une ressource et un défi offerts à l’homme par Celui qui l’a créé. Ce don s’adresse à sa capacité de connaître et d’aimer ce qui est bon et vrai »[xxviii]Ne nous laissons pas posséder par les désirs immédiats ,qui, bien qu’attrayants ne portent pas de fruit. Au contraire, laissons-nous habiter par la présence de l’Esprit Saint pour répondre de ce désir de Dieu.

 

Si l’instrumentalisation tente de blesser la relation humaine, le dialogue vrai, la rencontre sincère et le regard de bienveillance fondent tout sur l’ annonce de la Parole. « L’évangélisation comporte aussi un dialogue sincère, qui tente de comprendre les raisons et les sentiments d’autrui. En effet, on n’accède pas au cœur de l’homme sans gratuité, sans charité ni sans dialogue, de sorte que la parole annoncée ne soit pas seulement proférée mais qu’elle parvienne aussi de manière approprié dans le cœur des destinataires »[xxix]La parole est lieu de transformation où l’amour du Christ me révèle cette fraternité que j’ai à vivre dans le don sincère de moi-même. Il s’agit de proposer le salut éternel comme lieu ultime de rencontre où chacun est invité. « L’esprit chrétien a été toujours animé par la passion de conduire toute l’humanité au Christ dans l’Église. En effet, l’incorporation de nouveaux membres à l’Église n’est pas l’extension d’un groupe de puissance, mais l’entrée dans le réseau d’amitié avec le Christ, qui relie ciel et terre, continents et époques différents. »[xxx]la communion des saints nous introduit à l’exemplarité du témoignage et l’appel à répandre l’amour que nous vivons autour de nous. « L’évangélisation ne se réalise pas seulement à travers la prédication publique de l’Évangile, ni uniquement à travers des œuvres de quelque importance publique, mais aussi au moyen du témoignage personnel, qui demeure une voie de grande efficacité pour l’évangélisation. »[xxxi]

 

 

Père Greg – Curé

Ensemble paroissial de Joinville le pont

 

 

[i]Ps 113 b 5,6

[ii]Lettre de rentrée pastorale 2018 (1/2)

[iii]&5 Aspect de l’Evangélisation 2009

[iv]&58 a la recherche d’une éthique nouvelle – la loi naturelle

[v]&1806 CEC

[vi]&75 Veritatis splendor

[vii]&77 Familiaris Consortio

[viii]&27 Pastores dabo vobis

[ix]&14 Gaudete et exsultate

[x]&18 Gaudete et exsultate

[xi]Rm 5,5

[xii]Cf. s. Thomas, Somme théologique, II-II 45,2.

[xiii]&64 Veritatis splendor

[xiv]&67 Veritatis splendor

[xv]&56 a la recherche d’une éthique nouvelle – la loi naturelle

[xvi]&7 Populorum Progressio

[xvii]&2 Lettre pastroale aux catholique d’Irlande 2010

[xviii]Lettre du 11 avril 2019 sur les abus sexuel du pape émérite

[xix]&2 A la recherche d’une éthique nouvelle

[xx]&114 A la recherche d’une éthique universelle

[xxi]&2 Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique – 2002 – Doctrine de la foi

[xxii]Luc 10,38-42

[xxiii]& 9 note doctrinale 2002 op cité

[xxiv]&113 Sensus Fidei

[xxv]&1787 CEC

[xxvi]&1 Evangelii Nuntiandi

[xxvii]Aspect de l’Evangélisation 2009

[xxviii]&4 Aspect de l’Evangélisation op cité

[xxix]&8 aspect de l’evangélisation op cité

[xxx]&9 aspect de l’évangélisation op cité

[xxxi]&12 aspect de l’évangélisation op cité