Vendredi saint. Chemin de croix, méditation

Chemin de croix Joinville 2020. Textes du théologien John Henry Newmann et de Jean-Paul II

En début  de station

« Nous t’adorons, Ô Christ et nous Te bénissons !
Par ta sainte Croix, Tu as racheté le monde. »

Introduction

Frères bien-aimés, disposons nos cœurs à la contemplation de la passion et de la mort de notre Sauveur. Sa mort nous révèle à la fois l’amour infini de Dieu pour nous et la profondeur de notre péché. En demandant pardon à Dieu, remercions-Le et reprenons notre route dans l’amour.

PRIONS :

Seigneur, nous allons méditer la passion et la mort de ton Fils; accorde-nous d’imiter dans notre vie son amour et de nous donner, comme lui, à toi et à nos frères. Par Jésus, le Christ Notre Seigneur. Amen.

Ière Station – Jésus est condamné à mort

Voyant alors qu’il n’aboutissait à rien, mais qu’il s’ensuivait plutôt du tumulte. Pilote prit de l’eau et se lava les mains, en présence de la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable de ce sang; à vous de voir ! » Et tout le peuple répondit : « que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur relâcha Barabbas; quant à Jésus, après l’avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié. (Mt 27,24-26).

La sentence de Pilate a été rendue sous la pression des grands prêtres et de la foule. La peine de mort et la crucifixion devaient apaiser leurs exigences, être une réponse à leurs cris : «  Crucifie-le! Crucifie-le ! »

Le gouverneur romain s’est désolidarisé de cette sentence en se lavant les mains, de même que précédemment il s’était désolidarisé des paroles du Christ identifiant son Royaume avec la Vérité. Pilate a essayé de préserver son indépendance, mais telle était et telle est la Réalité qu’on ne pouvait esquiver en se plaçant à l’ écart.

Or ce drame constitue le commencement du dernier témoignage sur Dieu, Dieu qui a tant aimé le monde…Nous nous tenons devant ce témoignage… et nous savons qu’ il ne nous est pas permis de nous en laver les mains.

Prière – Dieu des pauvres et des malheureux, nous te rendons grâce car tu n’as pas demandé d’autre sacrifice que celui de Jésus, venu parmi nous faire ta volonté. Tu l’as tiré du gouffre de la mort et tu as mis en sa bouche le chant pascal. Donne-nous d’aimer comme lui ta volonté, fais de nous ce que tu as fait pour lui, et nous annoncerons ton amour et ta vérité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

IIème Station – Jésus est chargé de sa Croix

Or c’étaient nos souffrances qu’ il supportait et nos douleurs dont il était accablé. Et nous autres, nous l’estimions châtié, frappé par Dieu et humilié. Il a été transpercé a cause de nos péchés, écrasé a cause de nos crimes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris (Is 53,4-7).

Jésus soutient l’univers par sa puissance divine, car Il est Dieu ; mais ce poids est moins lourd que ne l’était celui de la Croix que nos péchés taillèrent pour Lui. Nos péchés Lui coûtèrent cette humiliation. Il dut prendre notre nature, paraître parmi nous comme homme et offrir pour nous un grand sacrifice. Il dut passer sa vie dans la pénitence, et, à la fin de cette vie, endurer sa Passion et sa mort.

Prière – Pour répondre à l’angoisse de ceux qui souffrent tu as envoyé, Seigneur, ton propre Fils dans le monde, et il est devenu l’homme des douleurs ; entends notre prière et la plainte de ceux qui sont accablés par la douleur, ne laisse pas le mal les détourner de toi ; montre-leur que la souffrance ne peut être vaine s ils l’endurent dans la Passion du Christ, pour leur salut et celui de leurs frères. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

IIIème Station – Jésus tombe sous le poids de sa Croix

« Il a fait broyer des graviers à mes dents, il m’a enfoncé dans la cendre. J’ai oublié le bonheur, la paix a déserté mon âme! Et j’ai dit: « Toute mon assurance a disparu avec l’espoir qui me venait du Seigneur ». » (Lm 3, 16-18) « Mon âme est triste à mourir. » (Mc 14, 34) « Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » (2 Co 12, 9)

Satan tomba du ciel au commencement, par la juste sentence de son Créateur, contre lequel il s’était révolté. Et lorsqu’il eut réussi à associer l’homme à sa rébellion et que le Créateur fut venu pour sauver la créature, l’heure brève de son triomphe vint aussi et il en profita. Quand le Saint des saints, revêtu de chair, fut en son pouvoir, frappé lui-même jadis par le bras du Tout-Puissant, il résolut de frapper à son tour Celui qui l’avait rejeté. Ce coup fut la cause de la chute de Jésus.

Prière – Dieu tout-puissant, nous t’en supplions : quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la Passion de ton Fils bien-aimé ».

IVème Station – Jésus rencontre sa très Sainte Mère

Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère : « Vois ! Cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, un glaive te transpercera l’âme !, afin que se révèlent les pensées intimes d’un grand nombre (Lc 2, 34-35).

Il n’est aucune partie de l’histoire de Jésus où Marie n’ait sa place. Parmi ceux qui font profession d’être du nombre des serviteurs de Jésus, il en est qui pensent que l’œuvre de Marie a été finie lorsqu’Elle l’eut mis au monde, et qu’après cela, Elle n’avait plus qu’à disparaître dans l’oubli. Mais pour nous, Seigneur, nous, vos enfants de l’Eglise catholique, tel n’est pas notre sentiment au sujet de votre Mère. Nous nous souvenons qu’Elle présenta le tendre Enfant dans le Temple, qu’Elle Le tint dans ses bras quand les Mages vinrent L’adorer ; qu’Elle s’enfuit avec Lui en Egypte, qu’Elle l’emmena à Jérusalem quand Il eût douze ans ; qu’Il vécut avec Elle à Nazareth pendant trente années, qu’Elle était avec Lui aux noces de Cana ; que, même lorsqu’Il l’eût quittée pour commencer sa prédication, Elle le suivait autant qu’il était possible. Et maintenant Elle s’approche de Lui quand Il monte le chemin sacré avec sa Croix sur les épaules.

Prière – Louange à toi, Seigneur Jésus-Christ : dans une telle angoisse, tu as regardé avec des yeux d’amour ta noble mère qui n’avait jamais commis de péché et, pour sa consolation, tu l’as confiée à la garde de ton disciple.

Vème Station – Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix

Comme ils l’emmenaient, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la Croix pour la porter derrière Jésus. (Lc 23, 26).

Jésus pouvait porter sa Croix à Lui seul, s’il l’eût voulu ; mais Il permet à Simon de l’aider, afin de nous rappeler que nous devons nous associer à son œuvre et prendre part à ses souffrances. Ses mérites sont infinis ; pourtant Il condescend à laisser les siens y ajouter leurs propres mérites. La sainteté de la Bienheureuse Vierge Marie, le sang des Martyrs, les pénitences et les prières des Saints, les bonnes actions de tous les fidèles, prennent part à cette œuvre qui est néanmoins parfaite sans leur concours. Jésus nous sauve par son Sang, mais c’est avec nous-mêmes et par nous-mêmes qu’Il nous sauve.

Prière – Pour ta gloire, Seigneur, accorde-moi la grâce de n’avoir qu’une souffrance : celle de faire souffrir ; et qu’une joie : celle d’aider mes frères à être moins malheureux.

VIème Station – Une femme pieuse essuie la face de Jésus

Comme un surgeon il a grandi devant nous, comme une racine en terre aride. Sans beauté ni éclat nous l’avons vu, et sans aimable apparence, objet de mépris et rebut de l’humanité, homme de douleurs et connu de la-souffrance, comme ceux devant qui on se voile la face, il était méprisé, déconsidéré. (Is 53, 2-4)

Jésus accorda à cette pieuse femme de garder de son Visage Sacré une empreinte qui devait demeurer pour les âges futurs. Il le fit pour nous rappeler à tous que son image doit toujours être gravée dans nos cœurs. Qui que nous soyons, en quelque lieu de la terre, en quelque âge du monde où nous vivions, Jésus doit vivre dans nos cœurs. Nous pouvons différer les uns des autres en bien des choses, mais en ceci, nous devons tous concorder, si nous sommes ses véritables enfants. Il faut que nous portions avec nous le voile de sainte Véronique, que nous méditions toujours sur la Mort et la Résurrection de notre Sauveur, que tous, selon nos forces, nous imitions sa perfection divine.

Prière – Écoute, Seigneur, la prière de tes enfants, écoute-les quand ils se reconnaissent pécheurs : sois bienveillant pour ton peuple, et délivre-le de ses péchés ; ne nous laisse pas aller à notre perte, accorde-nous le pardon et la grâce de la paix. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

VIIème Station – Jésus tombe pour la seconde fois

Et moi, ver et non pas homme, honte du genre humain, rebut du peuple, tous ceux qui me voient me bafouent, leur bouche ricane, ils hochent la tête : « II s’est remis à Yahvé, qu’il le libère ! qu’il le délivre, puisqu’il est son ami ! » (PS 22 7-9) Celui qui n’avait pas connu le péché, II l’a fait péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu (2 Co 5, 21).

 Satan subit une seconde chute quand Notre-Seigneur vint sur la terre. Il avait depuis longtemps usurpé l’empire du monde entier, et s’en nommait roi. Et il osa enlever dans ses bras le Sauveur très-saint, lui montrer tous les royaumes de la terre et lui faire la promesse blasphématoire de les lui donner, à Lui, son Créateur, s’il voulait l’adorer. Jésus lui répondit :  » Retire-toi, Satan !  » – et Satan tomba du haut de la montagne. Et Jésus rendait témoignage de cette chute, lorsqu’Il disait :  » Je vis Satan tomber du ciel comme l’éclair.  » Le Mauvais se souvenait de cette seconde défaite, et, sur le chemin du Clavaire, il frappa pour la seconde fois le Seigneur innocent, tandis qu’il L’avait en sa puissance.

 Prière – Dieu fort, Dieu éternel, regarde notre faiblesse : pour nous protéger, étends sur nous ta main toute puissante. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur

VIIIème Station – Jésus console les filles de Jérusalem

Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais se retournant vers elles, Jésus dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Car voici venir des jours où l’on dira : Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n’ont pas enfanté et les seins que n’ont pas nourri ! Alors on se mettra à dire aux montagnes : tombez sur nous ! Et aux collines : couvrez-nous! Car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’adviendra-t-il du bois sec ? » (Lc 23,27-31).

Voici l’appel au regret, au véritable repentir, aux vrais pleurs pour les actes mauvais. Jésus dit aux filles de Jérusalem, navrées de le voir dans un tel état :  » Ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants. » On ne peut glisser à la surface du mal, il faut l’atteindre aux racines. C’est ce que veut dire Jésus, lui qui savait et qui sait toujours ce qu’il y a dans l’homme. C’ est pourquoi, il doit rester à jamais le témoin le plus proche de nos actes et des jugements sur ces actes que nous formulons dans notre propre conscience.

Je t’en supplie, Seigneur, fais-moi vivre et marcher dans la vérité.

Prière – Dieu qui es toute ma joie, est-ce toi qui me rejettes quand l’ennemi me presse. Fais briller sur mes pas la lumière du Christ : que sa vérité me conduise vers la demeure qu’il a préparée, jusqu’à l’autel de sa gloire, où la désolation devient action de grâce. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

IXème Station – Jésus tombe pour la troisième fois

Je suis comme l’eau qui s’écoule et tous mes os se disloquent ; mon coeur est pareil à la cire, il fond au milieu de mes viscères ; mon palais est sec comme un tesson, et ma langue, collée à la mâchoire (PS 22 15-16).

Satan fera une troisième et dernière chute à la fin du monde, alors qu’il sera enfermé pour toujours dans la prison du feu éternel. Il sait dès le commencement que telle sera sa fin, il n’a nulle espérance ; il est plongé dans le désespoir. Il savait donc bien qu’aucune souffrance qu’il pût à ce moment infliger au Sauveur des hommes ne servirait le moins du monde à le faire échapper à ce sort inévitable. Mais il avait résolu, dans sa haine et son horrible rage, d’insulter et de torturer, pendant que cela était en son pouvoir, le grand Roi dont le trône est éternel. C’est pourquoi il Le renversa contre terre une troisième fois par un coup terrible.

Prière – Par ta grâce tu nous guéris, Seigneur, et tu nous donnes déjà les biens du ciel, alors que nous sommes encore sur la terre ; dirige toi-même notre vie de chaque jour et conduis-la jusqu’à cette lumière où tu veux nous accueillir. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Xème Station – Jésus est dépouillé de ses vêtements

Ayez entre vous les mêmes sentiments qui furent dans le Christ Jésus : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! Aussi Dieu lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu’il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Phil 2, 5-11).

Jésus a voulu renoncer à tout en ce monde, avant de le quitter. Il exerça la plus parfaite pauvreté. Quand Il partit de la sainte maison de Nazareth pour commencer sa mission, Il n’eut pas où reposer sa tête. Il vécut des plus pauvres aliments et de ce qui lui était donné par ceux qui L’aimaient et Le servaient. Et suivant cet esprit de pauvreté, Il choisit un genre de mort pour lequel ses vêtements mêmes ne devaient pas Lui être laissés. Il se sépara de ce qui semblait le plus nécessaire, et presque une partie de Lui-même, selon la loi de l’humaine nature depuis la chute.

Prière – Seigneur Jésus, apprends-nous à être généreux, à te servir comme tu le mérites, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons ta sainte volonté. Toi qui règnes pour les siècles.

XIème Station – Jésus est cloué sur la Croix

Et ils lui donnaient du vin mêlé de myrrhe, mais il n’en prit pas. Puis ils le crucifient et se partagent ses vêtements en tirant au sort ce qui reviendrait à chacun. C’était la troisième heure quand ils le crucifièrent. L’inscription qui indiquait le motif de sa condamnation était libellée : « Le roi des juifs ». Et avec lui ils crucifient deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche (Mc 15, 23-28).

O Jésus, mortifiez-nous et crucifiez-nous avec Vous ! Ne nous laissez plus jamais pécher par aucun de nos sens ni aucun de nos membres. Faites que tous nos sens Vous soient un sacrifice, que tous nos membres chantent vos louanges ! Que le sang sacré qui a coulé à flots de vos cinq blessures puisse nous oindre d’une grâce tellement sanctifiante que nous mourrions au monde et que nous ne vivions que pour Vous !

Prière – Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, nous te rendons grâce : tu as consacré Prêtre éternel et Roi de l’univers ton Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur, afin qu’il s’offre lui-même sur l’autel de la Croix en victime pure et pacifique pour accomplir les mystères de notre rédemption, et remette en tes mains un règne sans limite et sans fin règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix. Béni sois-tu par ton Fils, dans l’Esprit

XIIème Station – Jésus meurt sur la Croix

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la soeur de sa mère. Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Voyant sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit a sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis, il dit au disciple : « Voici ta mère ». A partir de cette heure, le disciple la prit chez lui. Puis, sachant que tout était achevé désormais, Jésus dit, pour que toute l’Ecriture s’accomplît : « J’ai soif ». Un vase était là, plein de vinaigre. Une éponge imbibée de vinaigre fut fixée à une branche d’hysope et on l’approcha de sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est achevé », il baissa la tête et remit son esprit. (Jn 19, 25-30).

« Tout est achevé », la fin est pleinement venue. Le mystère de l’amour de Dieu envers nous est accompli. La rançon est payée et nous sommes rachetés. Le Père éternel avait résolu de ne point nous pardonner gratuitement afin de nous montrer une faveur spéciale. Il avait condescendu à nous traiter comme ayant valeur à ses yeux. Ce que l’on achète a de la valeur. Il aurait pu nous sauver sans achat – par un simple fiat de sa volonté. Mais, pour montrer son amour pour nous, Il fixa un prix : et ce prix, si une rançon quelconque devait être fixée et livrée en échange de l’offense de nos péchés, ne pouvait être rien autre que la mort de son propre Fils, revêtu de notre nature humaine.

Prière – Seigneur notre Dieu, accorde-nous de croire vraiment que par la mort de ton Fils, subie autrefois sur le Calvaire, et annoncée dans chaque Eucharistie, tu nous as donné la vie éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

XIIIème Station – Jésus est descendu de la Croix et remis à sa Mère

Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la loi, afin de racheter les sujets de la loi, afin de nous conférer l’adoption filiale (Ga 4,4-5).

Jésus est maintenant redevenu votre propriété, ô Vierge-Mère, car le monde et Lui se sont séparés pour toujours. Il vous avait quittée pour faire l’œuvre de son Père, Il l’a terminée et l’a soufferte. Satan et les hommes mauvais n’ont plus maintenant aucun droit sur Lui, trop longtemps Il a été dans leurs mains. Satan L’avait emporté sur une haute montagne, les hommes mauvais L’ont élevé sur la Croix ; Il était depuis longtemps sorti de vos bras, ô Mère de Dieu, mais voici que vous avez droit à Le reprendre, maintenant que le monde a fini de Lui nuire. Car Vous êtes la Mère toute favorisée, toute bénie, toute pleine de grâce, du Très-Haut. Nous nous réjouissons dans ce grand mystère. Notre Dieu a vécu dans votre sein, Il a reposé sur votre poitrine, Il a été nourri à vos saintes mamelles, et porté dans vos bras, et maintenant qu’Il est mort, on le dépose sur vos genoux. Vierge Mère de Dieu, priez pour nous.

Prière – Tu as voulu, Seigneur, que la Mère de ton Fils, debout près de la croix, soit associée à ses souffrances ; accorde à ton Église de s’unir, elle aussi, à la Passion du Christ, afin d’avoir part à sa résurrection. Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit.

XIVème Station – Jésus est mis au tombeau

A l’endroit où il avait été crucifié, il y avait un jardin et dans ce jardin un tombeau neuf; personne n’y avait encore été mis. À cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était tout proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus (Jn 19, 41-42)

 Après la descente de la Croix, on mit le corps de Jésus dans un sépulcre qui était la propriété de Joseph d’Arimathie. Cependant on l’y déposa en hâte, avant la Pâque qui commençait au crépuscule du jour.

Au milieu de toutes les tombes éparses sur notre terre il y en a une dans laquelle le Fils de Dieu a vaincu la mort.

L’arbre de vie duquel l’homme a été écarté par le péché se révèle de nouveau aux hommes dans le Corps du Christ, gage de notre résurrection.

Prière – Dieu éternel et tout-puissant, dont le Fils unique est descendu aux profondeurs de la terre, d’où il est remonté glorieux, accorde à tes fidèles, ensevelis avec lui dans le baptême, d’accéder par sa Résurrection à la vie éternelle. Lui qui règne pour les siècles des siècles.

Père Greg BELLUT

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Photos du chemin de croix de Saint-Charles Borromée, Joinville. Nuhan DoDuc, 2007