Messes des 13 et 14 juin 2020. Textes, homélie, prière universelle

Ostensoir de Sainte Geneviève. Notre-Dame de Paris

Solennité du « corps et du sang du Christ »

autrefois appelée « Fête-Dieu » ou « Saint Sacrement »

Introduction :

En célébrant le Christ, pain de vie et coupe du salut, accueillons notre mission d’amour et de partage, devenons messagers de la Parole de vie et artisans d’un monde meilleur.
Glorifions le Dieu qui veut le bonheur de tous ses enfants. (Prions en Eglise, n° 402)

Liturgie de la Parole

Première lecture (Dt 8, 2-3.14b-16a)

« Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue »

Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne – cette nourriture inconnue de tes pères. »
– Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.

Il fait régner la paix à tes frontières,
et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.

Deuxième lecture (1 Co 10, 16-17)

« Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps »

Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. – Parole du Seigneur.

Séquence

Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».

Sion, célèbre ton Sauveur, chante ton chef et ton pasteur par des hymnes et des chants.

Tant que tu peux, tu dois oser, car il dépasse tes louanges, tu ne peux trop le louer.

Le Pain vivant, le Pain de vie, il est aujourd’hui proposé comme objet de tes louanges.

Au repas sacré de la Cène, il est bien vrai qu’il fut donné au groupe des douze frères.

Louons-le à voix pleine et forte, que soit joyeuse et rayonnante l’allégresse de nos cœurs !

C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin la première institution.

À ce banquet du nouveau Roi, la Pâque de la Loi nouvelle met fin à la Pâque ancienne.

L’ordre ancien le cède au nouveau, la réalité chasse l’ombre, et la lumière, la nuit.

Ce que fit le Christ à la Cène, il ordonna qu’en sa mémoire nous le fassions après lui.

Instruits par son précepte saint, nous consacrons le pain, le vin, en victime de salut.

C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son corps, que le vin devient son sang.

Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer, hors des lois de la nature.

L’une et l’autre de ces espèces, qui ne sont que de purs signes, voilent un réel divin.

Sa chair nourrit, son sang abreuve, mais le Christ tout entier demeure sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser, le rompre ni le diviser ; il est reçu tout entier.

Qu’un seul ou mille communient, il se donne à l’un comme aux autres, il nourrit sans disparaître.

Bons et mauvais le consomment, mais pour un sort bien différent, pour la vie ou pour la mort.

Mort des pécheurs, vie pour les justes ; vois : ils prennent pareillement ; quel résultat différent !

Si l’on divise les espèces, n’hésite pas, mais souviens-toi qu’il est présent dans un fragment aussi bien que dans le tout.

Le signe seul est partagé, le Christ n’est en rien divisé, ni sa taille ni son état n’ont en rien diminué.

* Début de la forme abrégée
Le voici, le pain des anges, il est le pain de l’homme en route, le vrai pain des enfants de Dieu, qu’on ne peut jeter aux chiens.

D’avance il fut annoncé par Isaac en sacrifice, par l’agneau pascal immolé, par la manne de nos pères.

Ô bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus, aie pitié de nous, nourris-nous et protège-nous, fais-nous voir les biens éternels dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout, toi qui sur terre nous nourris, conduis-nous au banquet du ciel et donne-nous ton héritage, en compagnie de tes saints. Amen.

Évangile (Jn 6, 51-58)

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »

En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel :
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie

 

Prière Universelle

Implorons le Père qui a envoyé son Fils, pain vivant pour le salut du monde :

Refrain : Par Jésus Christ, ton serviteur, nous te prions, Seigneur !

1. Prions pour les Eglises chrétiennes avec lesquelles nous ne pouvons pas encore partager le repas du Seigneur.
R /
2. Prions pour les ministres de l’Eucharistie et pour toutes les personnes qui les assistent afin que les célébrations soient belles et priantes.
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3. Prions pour les enfants et les adultes qui vont communier pour la première fois et qui s’y préparent avec patience puisque les dates en ont été repoussées.
R /
4. Prions pour les personnes qui participent à l’Eucharistie sans pouvoir communier.
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5. Prions pour notre communauté, que nous ayons davantage conscience que la célébration de l’eucharistie est la source et le sommet de notre vie de baptisés.
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Intention supplémentaire pour Saint-Charles, bénédiction des Rameaux
6. Prions pour nos familles. Nous n’avons pas pu célébrer la fête des Rameaux cette année à cause du confinement. Aujourd’hui nous acclamons avec joie « Celui qui vient ».
Que ces rameaux bénits rapportés dans nos maisons soient symboles de notre vénération et de notre confiance envers Jésus Christ crucifié et ressuscité.
R /

Dieu notre Père, tu sais ce dont tes enfants ont besoin. Accorde-leur ton amour et fais de nous des témoins heureux de révéler ta tendresse. Par Jésus, le Christ, notre seigneur.
Amen